Echec LNG 16
C’est que beaucoup d’observateurs n’ont pas manqué de qualifier l’évènement d’échec surtout qu’au lieu qu’une telle rencontre soit mise à profit pour aborder la problématique de l’évolution des prix du gaz sur le marché mondial, les représentants des pays producteurs de gaz se sont attardés sur d’autres sujets stratégiquement moins importants écartant par là même la thèse algérienne proposée pour la réduction du volume de l’offre afin d’influer sur la loi de l’offre et de la demande, et ce, dans l’objectif essentiel de réajuster le prix du gaz qui devait être indexé sur celui du baril de pétrole.
Sur le plan organisationnel, en plus des grosses défections de plusieurs délégations qui n’ont pu se déplacer, à Oran à cause du nuage de cendres provoqué par le volcan islandais, la rencontre aura été caractérisé par un programme marathonien dans le déroulement des communications et plusieurs interventions d’experts et de responsables invités à la Conférence ont été annulées.
Le PDG de Sonatrach par intérim, Abdelhafid Feghouli, a d’ailleurs confirmé cette déficience en indiquant, lors d’une conférence de presse, que seulement 1000 délégués ont été enregistrés, dont 500 Algériens. Les délégués étrangers ne sont donc qu’au nombre de 500 personnes, un chiffre très loin des prévisions annoncées avant la Conférence. Selon Abdelhafid Feghouli, sur les 90 speakers attendus, seulement 13 ont été présents, alors que deux workshops ont été tout simplement annulés. En dépit de ces défections, le même responsable n’a pas hésité de joindre sa voix à celle du ministre de l’Energie et des Mines, Chakib Khelil, pour dire que «le GNL 16 a été une grande réussite».
Pour eux, la conférence en elle-même, la réunion du Forum des pays exportateurs de gaz (FPEG) et l’exposition sur le gaz abritées par le Centre des conventions d’Oran, ont été couronnées de réussite, au vu des aspects positifs qu’ils ont insufflés au marché du GNL et des perspectives favorables qu’ils ont ouvertes.
Quant à la 10e réunion du Forum des pays exportateurs de gaz (FPEG), bien que privée de la participation de plusieurs délégations elle aussi, un «consensus général» a été dégagé à l’issue des travaux pour la mise en place d’un groupe de travail. Selon Abdelhafid Feghouli, ce groupe sera chargé d’élaborer la stratégie du forum pour les 5 prochaines années et de voir quelle suite donner aux différentes propositions concernant la réorganisation du marché mondial du GNL et des pris pratiqués jusque-là.
«Le FPEG a fait le consensus sur la stratégie à adopter pour le maintien des grands équilibres sur le marché, mais en 2015 les choses rentreront dans l’ordre», s’est-il contenté de répliquer quant à la question d’indexer les prix du gaz naturel à ceux du pétrole.