LA MAFIA DU LOGEMENT A SONATRACH : ACTE II

Publié le par sonatrach

LA MAFIA DU LOGEMENT A SONATRACH : ACTE II

 

1) Les logements distribués à Sonatrach durant les années 1992/1996 

 

Le bilan moral et d’activités du syndicat maison de Sonatrach en juin 1996 n’a pas taris d’éloges relativement aux actions de l’entreprise pour l’acquisition de logements neufs par les travailleurs dans le cadre des bonus découlant de la convention Sonatrach / CNEP.

Dans le susdit bilan il a été dit que :

 

L’action sociale a continué de se développer de manière cohérente et organisée. L’aide sociale aux travailleurs a été complétée par l’accession au logement en instituant les formules suivantes :

 

- la promotion immobilière par un programme de construction de logements et convention CNEP

- les coopératives immobilières : Faire bénéficier le coopérateur d’un prêt à la construction

- le prêt à la construction

- le prêt à l’acquisition d’un logement neuf

 

La convention établie entre la banque CNEP et Sonatrach n’a pas répondu totalement aux vœux des travailleurs. Seule, la cession d’intérêts de l’entreprise facilitant l’octroi d’un prêt par la CNEP au travailleur a été respecté.

 

Les bonus de 100 logements par an que devait fournir la CNEP à Sonatrach, repartis sur le territoire national selon les projets initiés, n’ont pas été respectés.

 

Le projet de construction de 6000 logements pour les travailleurs Sonatrach dans le cadre de la Convention avec la CNEP,  est loin d’être réalisé.

 

Les logements acquis ou construits par Sonatrach immobilière (…), ainsi qu’à ceux concernés par le «Bonus CNEP» sont distribués par la Commission centrale logements (CCL), paritaire et présidée par le Syndicat Sonatrach, jouissant de pouvoir décisionnel et c’est elle qui traite tous les cas d’attribution.

 

Au début de ses activités dans l’opacité totale, elle a eu à affecter le nombre de  logements  suivants :

 

- Les bonus de l’année 1991 : 77 logements

- Dergana : 44 logements

- côte rouge 1ére phase : 100 logements

- Bord El Bahri 1ére phase : 96 logements

- Laghouat : 50 logements

- Skikda EPLF : 316 logements

- Biskra 65 logements

Total  logements livrés pour la période 1992/2002 = 748

 

Tandis que d’autres logements CNEP étaient  en construction tels que :

 

- Arzew 76 logements

-Bordj El Bahri 2éme phase : 250 logements

 

Pour le syndicat maison de Sonatrach  à l’époque relativement à cette action sociale très sollicitée par les travailleurs, le taux de satisfaction des demandes de logement est resté très inférieur à la moyenne ce qui a suscité beaucoup de mécontentements ?????

 

 Déjà en 1996, il a été dit que les distributions méritent d’être revues et adaptées ?????

 

2) Les logements distribués à Sonatrach durant les années 1996/2002 

 

Dans le rapport d’activités du Syndicat maison de Sonatrach en 2002, la politique sociale de l’entreprise été présentée comme suit :

 

Les prêts sociaux, l’aide diversifiée pour l’accession au logement familial, rendent de très grands services aux travailleurs, il y va de soi que toute œuvre humaine ne peut être parfaite quels que soient les efforts fournis.

 

La critique est normale dans la mesure où elle tend à redresser des erreurs, à améliorer la qualité des prises en charge de gestion, essayer de toucher un peu plus certaines catégories de travailleurs très peu avantagés jusque là. Plus de 800 travailleurs ont bénéficié de logements au cours de ladite période et 300 autres logements sont en cours de réalisation.

 

Un Fond d’Aide au Logement a été constitué par l’entreprise (FADL), vite transformé en Commission d’Aide au Logement (CAL). La décision n° 307/DG du 22/11/1999 a annulé la décision n° A 496 du 01/10/1997, portant création du fond d’aide au logement (FADL) par la DG de l’entreprise Sonatrach

 

L’activité dévolue à ce fond, consistant à octroyer des prêts d’achat logement aux travailleurs de la société a été transféré à la direction œuvres sociales (géré par la commission aide au logement -CAL)

 

La circulaire portant fond d’aide au logement référencée n° 223/SD/OSL/00 du 17/04/2000, donne toutes les précisions utiles sur la procédure d’octroie et de gestion des prêts.

 

L’état de situation d’affectation des logements au cours de la période susmentionnée se présentait  ainsi :

 

- 130 à Côte Rouge

- 349 à Bord El Bahri

- 207 à Elhadaïek (Skikda)

- 78 à Arzew

- 50 à Dergana

- 55 à Biskra

Total  logements livrés pour la période 1996/2002 = 869

 

 

3) Les logements distribués à Sonatrach au-delà de l’année 2002 

 

D’après une source syndicale généralement fiable, durant la période 2004/2005, une livraison d’un bonus CNEP de 200 logements devait avoir lieu pour Sonatrach. Et ce n’est qu’en septembre 2004 qu’un quota composé de quatre vingt (80) logements a été livré, situé dans la cité portant le nom de Sonatrach au Caroubier, à Côte Rouge - Hussein Dey - Alger.

 

Les logements ont été distribués aux travailleurs par la CCL qui présidée par le Syndicat maison de Sonatrach, ce dernier  n’a eu aucune gène à faire bénéficier ouvertement le Secrétaire général en exercice à l’époque -SETTI, et l’ex- Secrétaire général du syndicat maison -REBBAH (retraité, toujours actif  dans l’entreprise du Syndicat National Sonatrach- la SPA/EMS/UGTA, une société fantoche)

 

De même, figurait dans ladite liste dix (10) agents appartenant au Ministère de l’Energie et des Mines.  Bref, une catastrophique liste de bénéficiaires a été dressée avec la bénédiction dudit syndicat, liste que ne verront jamais les travailleurs de Sonatrach, car considérée comme étant un secret de goulag.

 

Aussi, dans la foulée, sur une proposition d’aide sociale formulée par la Fédération FNTPGC/UGTA à ladite commission, afin de faire attribuer des logements à trois (03) agents de l’entreprise NAFTAL, une pré affectation leur  a été octroyée dans ce cadre, les logements leurs ont été promis pour la prochaine distribution.

 

Par la suite durant le dernier trimestre 2004, relativement à des scandales médiatisés l’éclaboussant, le syndicat maison est entré dans une complexe phase d’instabilité organique (mise à la retraite de son S/G SETTI avant la fin du mandat, suivie d’une nomination fantoche d’un porte-parole du Syndicat maison de Sonatrach – LAMOURI auprès de l’employeur en octobre 2004, nommé par une décision administrative syndicale -unique au monde- en qualité de pseudo S/G dudit syndicat à partir du 01/02/2005)

 

Durant cette période de précarité et de flottement, cent vingt (120) autres logements ont été livrés, mais hélas ! Faute de partenaire social valide, la direction générale de l’entreprise Sonatrach a procédé unilatéralement à la distribution d’une cinquantaine de logements tirés de ce dernier lot d’après une  source syndicale digne d’intérêt.

 

La Relation de travail entre la Direction Générale et le Syndicat maison de Sonatrach

 

La direction générale de Sonatrach a choisi la voie de l’illégalité en travaillant avec un partenaire social illégitime et non représentatif depuis des lustres.

 

Alors que son mandat est arrivé à terme à l’époque en juin 2005, ledit syndicat a eu une réunion de travail avec la DG - Sonatrach au siège de l’entreprise, et ceci, le 14/07/2005. Mais le bizarre, bien qu’il fût présent, le PDG n’a pas signé le PV final des travaux de l’entrevue ?                   

 

Parmi les 12 points figurant dans ledit PV, le point n° 7 traitait le cas du logement famille (Bonus CNEP et ceux construits par Sonatrach) A ce sujet, il a été dit par la partie syndicale ce qui suit :

 

- Le syndicat s’interroge quant au retard enregistré dans les affectations des logements construits par l’entreprise et qui sont prêts.

 

- Le S/G du syndicat rappelle que ces affectations de logements doivent se faire par la commission paritaire - CCL - et que la partie syndicale a déjà désigné ses représentants à cette commission.

 

- Le PDG déclare que la commission sera installée très prochainement. Il a ajouté que l’entreprise a mis en place une formule facilitant l’acquisition des logements en permettant aux bénéficiaires de formaliser rapidement leurs dossiers (sans donner de précisions sur la nouvelle formule, à ce jour), par la voie informelle, on a su qu’il s’agit d’un prêt immobilier de 1.500.000 Dinars (150 Millions)

 

Entre-temps, pour préparer le terrain à une désastreuse distribution de ce qui reste des 120 logements, durant la deuxième quinzaine du mois de juillet 2005, une note d’information portant la mention « large diffusion », émanant de la Direction œuvres sociales atterrie d’une manière inhabituelle dans toutes les unités de l’entreprise, concernant la prochaine livraison de 454 logements à Ain El Bia –Oran construits par la Sonatrach immobilière aux travailleurs et à céder au prix coûtant (un vieux projet de l’ex Sonatrach Immobilière -  SIM - dissoute en 2003)

 

En réalité, c’est une action visant uniquement à ce que l’entreprise arrive à déloger les agents occupant les 360 logements d’astreinte situés à Sonatrach Ain El Bia - Arzew, une situation compliquée qui a fait objet de grèves et de protestations par leurs occupants et qui continue de traîner

 

Toujours d’après ladite source syndicale, durant le 1ér trimestre 2006, ce qui restait des 120 logements, a été distribué par une nouvelle commission paritaire ne jouissant plus du pouvoir décisionnel (Composée de quatre membres dont le Directeur Œuvres Sociales et le S/G du syndicat maison), elle recommande la liste des bénéficiaires au PDG – Sonatrach  pour  l’approbation finale de la liste par ses soins.

 

De même, lors de la distribution dudit reste, les irrégularités suivantes ont été divulguées :

 

- lors de la dernière séance de la CCL présidée par le S/G du syndicat, il a été décidé que dorénavant, la présidence de la CCL reviendra à la partie Direction

 

- Quatre (04) membres du Bureau syndical du syndicat maison (LAMOURI-BENAZOUZ-ASSEF-AHFAIED- ont bénéficié de logements, dont deux membres sont déjà attributaires de logements Sonatrach à Hassi Messaoud (BENAZOUZ- AHFAID), régis par la note référencée DP/DRHO/N° 730/99 du 09/06/1999 portant model de type de contrat d’occupation de logement Sonatrach au sud.

 

Quant au 7éme membre du Bureau syndical –AIT ALI, lui, était déjà auparavant bénéficiaire d’un logement affecté durant une précédente distribution, à la cité Phénix de Sonatrach Arzew.

 

Nullement dans le besoin, les sept (07) membres du Bureau syndical du  SNES ont bénéficié de logements (bis pour certains) injustement au nom des travailleurs, et au mépris de toute légalité.

 

Aussi, le Coordinateur des Sections Syndicales des Directions Centrales de Sonatrach  a bénéficié lui aussi d’un logement en cachette, alors qu’il est propriétaire d’une villa à Baraki (MAHIEDDINE promu en 2007 Membre du bureau du syndicat maison de sonatrach)

 

Le S/G LAMOURI a attribué plusieurs logements à des amies dont une n’a même pas deux années d’ancienneté dans l’entreprise après permanisation.

 

- vingt quatre (24) Secrétaires assistantes des sièges des Unités Sonatrach ont également bénéficié de logements dont certaines n’ont même pas trois (03) années d’ancienneté dans l’entreprise.

 

Que dire de plus lorsque, sachant que l’arnaqueuse commission d’attribution n’a effectué que quelques dizaines d’enquêtes sociales de 1990 à ce jour, concernant les plus de 15.000 demandes de logements déposées par les travailleurs dont plus d’une douzaine de milliers continuent de traîner dans les archives de la direction Œuvres Sociales à El Biar - ALGER, auxquelles sont venues s’ajouter celles des agents Sonatrach victimes du séisme du 21/05/2003 de BOUMERDES.

 

Enfin, dans le cadre de la promotion immobilière initiée par la Mutuelle de l’Industrie du Pétrole à ZERALDA (236 logements en 2003/2004) des agents Sonatrach en ont bénéficié, combien sont – ils ? Point de réponse. Egalement à ce jour, aucune transparence sur les listes de bénéficiaires de la MIP.

 

Le total général des logements affectés entre 1991 et 2006 est : 1817

 

 

TO BE CONTINUED………………………

 

N.B /

LES DOCUMENTS cités en référence sont mis à votre disposition à tout moment.

 

 

 

 

 

 

Commenter cet article