Chakib Khelil prend le contrôle du secteur de l’énergie

Publié le par sonatrach

L'homme qui voulait dénationaliser nos hydrocarbures va-t-il récidiver ? Chakib Khelil, le ministre de l'énergie et des mines qui voulait dénationaliser les hydrocarbures algériens vient de voir ses pouvoirs étendus et renforcés par décision présidentielle.

Un décret exécutif signé par Bouteflika et publié au JO précise les responsabilités du ministre et les élargit à la mise en place et au contrôle de l'ensemble de la politique énergétique de l'Algérie : pétrole, gaz, électricité, nucléaire et énergies renouvelables.

 

L'artisan de la loi sur la privatisation des hydrocarbures, un texte législatif qui permettait aux compagnies pétrolières étrangères de détenir à la majorité, voire complètement les parts dans les nouveaux gisements, adopté par l'APN en 2005, puis gelé l'année suivante, qu'on sait très proche des intérêts américains et particulièrement sensible aux lobbying de leurs groupes pétroliers, acquiert du fait de ce décret exceptionnel une marge de manoeuvre plus importante dans le contrôle et la décision de ce qui est la clé de voûte de l'économie nationale : le secteur de l'énergie.

 

Cette promotion a de quoi inquiété. Le ministre de l'Energie, dont le nom est désormais lié au scandale de la BRC, une société mixte Sonatrach-Halliburton au centre d'une affaire d'espionnage et de détournement, aujourd'hui dissoute, et dont le procès s'ouvrira prochainement au tribunal militaire de Blida, pourrait bien répondre aux sollicitations de ses amis de Washington et remettre le projet de privatisation sur le tapis.

 

De nombreux indices convergent dans ce sens. Ainsi, le Soir d'Algérie, citant une source proche de Genesis International Holdings - le cabinet de lobbying new-yorkais, qui a piloté les réseaux d'influence américains en Algérie pour le compte du US Alegria Business Council, rapportait dans son édition de jeudi que « selon cette source qui évoque une note confidentielle du département d'Etat, les groupes pétroliers américains présents en Algérie aidés par Washington et des groupes d'intérêts à Alger font du lobbying pour «réintroduire» la loi sur les hydrocarbures introduite par le ministre de l'Energie et des Mines.

 

On devine aisément auprès de qui se mène ce lobbying.

 

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abdelouaheb 15/12/2011 21:45

oued sasaf GEM OU BIEN oued dhiab GEM
واد الصضصاف أو واد الذئاب